CAYAT - Coopérative Agricole de Yakasse Attobrou

Language : Anglais

coopérative agricole

Pour que le cacaoyer cultivé ait : une croissance régulière, une floraison et une fructification abondante, des poussées foliaires normales et bien réparties au cours de l’année, de nombreux facteurs écologiques interviennent, avec des inters réactions complexes...

TEMPÉRATURE


La température moyenne optimale est voisine de 25°C (non inférieure à 21°C). La moyenne des minimas quotidiens doit être supérieure à 15°C (sans jamais descendre au-dessous de 10°C). La température souhaitable est donc celle des régions proches de l’Equateur, à basse altitude. Elle est moins favorable si on s’éloigne de l’Équateur ou si l’altitude augmente. C’est pourquoi la plus grande partie des plantations est située entre 10° de latitude nord et 10° de latitude sud. La culture peut cependant être étendue jusqu’à 20° latitude sud et nord et parfois même au-delà.

PLUVIOMÉTRIE 


Croissance et production sont étroitement liées à l’alimentation en eau. Le cacaoyer est très sensible à une déficience hydrique. Les pluies doivent être assez abondantes : 
Une moyenne de 1500mm par an est excellente (minimum 1250mm), le maximum acceptable est difficile à déterminer, car il est lié à la nature du sol et éventuellement à son drainage. Dans le cas d’un sol bien drainé, on peut aller jusqu’à 5000 mm (mais un excès d’eau prolongé provoque l’asphyxie et la mort des racines). 
Les pluies doivent être bien réparties au cours de l’année : la saison sèche ne doit pas excéder 3 mois, pour des durées plus longues, il faut alors limiter la transpiration de la plante et freiner l’évaporation du sol en maintenant un ombrage convenable ou en augmentant la densité de la plantation. Si la saison sèche est plus longue et que la pluviométrie est faible, il faut alors avoir recours à l’irrigation (certaines régions du Venezuela).


LUMIÈRE

 
Dans son milieu naturel, la forêt tropicale, le cacaoyer pousse à l’ombre des autres arbres. On pourrait donc penser à recréer, lors des plantations, ces conditions de milieu. Il est extrêmement difficile d’établir des normes générales concernant l’ombrage idéal d’une plantation. Cependant de nombreuses études ont été faites sur ce sujet et donnent actuellement quelques indications précieuses : 
Le jeune cacaoyer, pendant les premiers stades de son développement, a besoin d’un ombrage relativement dense, ne laissant que 25% à 50% de la lumière totale (cet ombrage protège en même temps le sol d’une trop grande évaporation). La diminution de l’ombrage doit être ensuite progressive, au fur et à mesure du développement de la plantation ; en effet l’auto ombrage intervient en réduisant l’intensité lumineuse moyenne reçue par l’ensemble de la surface foliaire. L’ombrage doit donc être diminué pour laisser passer au moins 70% de la lumière, surtout si la densité de la plantation est forte. Actuellement, on estime que, dans les conditions où le cacaoyer est cultivé, le maintien d’un ombrage léger (laissant passer au moins 75% de la lumière totale) limite l’action momentanée des différents facteurs défavorables susceptibles de surgir pendant la vie de l’arbre. 


SOL 


La réputation d’exigence du cacaoyer est peu fondée en ce qui concerne les sols. Il peut s’adapter en effet à des sols très variés. 
Profondeur : dans de bonnes conditions 1m suffit, sinon il faut au moins 1,50m. 
Structures : elle doit être permettre une bonne pénétration des racines, donc être sans cailloux ou pierres en quantité excessive, ce qui gênerait le développement du pivot ou des racines latérales. 
Texture : elle doit assurer une bonne rétention de l’eau, être bien drainée et aérée. Ces exigences sont parfois contradictoires : quand la pluviométrie est faible, les sols sableux, trop perméables, ne peuvent convenir, il faut 30% à 50% d’argile ; si la pluviométrie est importante, un sol sableux peut très bien convenir, alors qu’un sol argileux doit être alors convenablement drainé. Donc la texture idéale est en relation étroite avec les autres facteurs écologiques. 
Propriétés chimiques : ce sont celles des couches superficielles qui importent le plus, car les racines les plus nombreuses sont dans cette zone. 
Ph : optimum 6,5 bon entre 6 et 7, possible entre 5 et 8. Teneur en matières organiques : au moins 3,5% en surface. Teneur en éléments minéraux : pour le potassium, le calcium, le magnésium et les phosphates, des études ont cherché à déterminer les teneurs optimales. 
Pour que les rendements soit bons, il faut donc : essayer de réaliser les meilleurs conditions de culture et de lutter efficacement contre maladies et parasites.

Language : Anglais